• Facebook
  • Twitter
  • Google +

Une amie pour notre chien

Une amie pour notre chien - Jason Veitch

C’était une belle journée d’été et le mois de juillet avait été très chaud. La soirée était douce et je profitais de l’air frais. C’était un soulagement de sentir ce petit vent. Ma conjointe recevait un traitement de medecine esthetique, à ce moment-là, et elle se sentait merveilleusement bien après ce traitement. Elle se sentait déjà beaucoup mieux dans sa peau, et elle m’avait demandé de mettre un peu de musique pendant que nous contemplions les étoiles. Le calme régnait jusqu’au moment où j’ai entendu mon chien aboyer. Je me suis levé pour qu’il cesse ses aboiements, et il s’est arrêté dès que je me suis approché de lui. Il semblait vouloir me dire quelque chose. Cet animal est assez malin pour me faire comprendre quand il a faim ou soif, et il n’a jamais abusé de ma patience. J’ai donc scruté le noir et j’ai entendu un faible cri, qui provenait du sol.

Un chaton, de quatre ou cinq mois, était étendu sur le sol. Il ne pouvait plus bouger. Je craignais qu’il me griffe si j’approchais ma main, mais plus je réduisais l’espace entre nous deux, plus il ronronnait. J’ai appelé Annie qui a pris un panier et une couverture. J’ai réussi à installer le pauvre animal blessé dans ce logement de fortune et nous l’avons nourri avec des restes de saumon. Il a beaucoup aimé. Dès le matin, le lendemain, je suis allé chez nos voisins pour leur signaler l’apparition de ce chat chez moi. Pas un ne savait d’où il venait. Nous nous sommes résolu à le garder. Après un passage chez le vétérinaire, nous avons su que ce chat était une femelle et nous l’avons nommé Coquette, car avec ses petites pattes, elle n’arrête pas de se nettoyer la truffe, et aussi, de les passer sur ses yeux, sur ses oreilles.

Comme je n’avais pas eu de compagnon félin dans ma vie, jusque-là, c’était une surprise de tous les instants : sa grâce et sa démarche de funambule, ses accès de folie pendant lesquels elle court dans tous les sens, ses moments de tendresse intenses quand elle vient se coller sur mes genoux. De même, Annie a bien vite apprécié la nouvelle arrivante. Ce fut notre chien qui nous a, encore une fois, surpris, car il a accepté immédiatement cette amie. Il l’a laissé s’installer entre ses pattes pour une sieste, ou encore, manger dans son bol. Ces deux-là sont devenus inséparables.

À propos de l’auteur :

author